Poèmes, essais, aphorismes, littérature amatrice en tout genre et pour le plaisir! Yannick Vrolant
Je me rends, je me range à la Vie, A la vile ville que s'arroge l'Envie, Comme à un spectacle de cirque: Système d'horlogerie autarcique, Où les gens rient, où les gens pleurent, Chaque fois que le coucou scande; Où les "j'en ris!", où les "j'en pleure!"...
Lire la suiteA Hélène. Par ma seule fenêtre sur le monde, Je regarde les flots condensés, Des flocons dansant à la ronde, En une ritournelle cadencée. Je ne leur laisse pas même la chance, D’une unique et mince seconde, Et fixe déjà la grande échéance, A ce ballet...
Lire la suiteA Vera, qui a su faire de moi l'arroseur arrosé à son propre jeu ;) Restez plantés là, et personne ne viendra vous arroser... Il y a des hommes comme des plantes, Des grimpantes et des rampantes, Des vivaces tenaces, pleine de grâce, Des grosses grasses...
Lire la suiteDans un monde où tout se paie, Où tout s'achète jusqu'à la Paix, J'voudrais pas qu'on m'jette, J'voudrais pas qu'on m'achète, J'voudrais pas qu'on m'achéve, A coup d'oseille et d'machette, J'voudrais pas qu'à mes rêves, Rois honnêtes, on coupe la tête!...
Lire la suiteA moi-même. I (Genèse d'un monstre sémantique) Puisque tout texte est lieu des possibles, Faisons en sorte qu'advienne l'Impossible; Montrons sans peur, de manière ostensible, Qu'il existe un remède aux âmes sans cibles: C'est le Texte! La Poésie! L'Ecriture!...
Lire la suiteA ma montre il est l'Infini pile, Et c'est déjà l'histoire du futur, Qui défile en long sur la ville, Comme sur un écran d'allures. Tout est millimétré, Afin que rien ne dépasse. Tout est orchestré, Afin que rien ne se passe. Seule la créature urbaine,...
Lire la suiteA ces messieurs des rues. Toujours la vie nous donne rendez-vous. D'abord on hésite, puis si ce n'est pas l'un, C'est l'autre, qui pour nous se dévoue: "On se dit "tu"?" On s'habitue, et c'est très bien! Car si le "vous" tue le "tu", Le "tu" voue le "vous",...
Lire la suiteChaque homme est un spectacle de souffrance, Et je ne souffre pas plus qu'un autre, Dans les soliptiques errances où je me vautre. Non: je souffre mieux. C'est l'unique différence. La masse enragée des désirs ombragés, Fait le monde et la société embarrassés:...
Lire la suiteChez les idées, la Morale est la première cause de mortalité. Les idées meurent alitées. Moralité ? Mieux vaut fuir l’âme orale des « on-dit » pour le corps poétique... I – Métro, boulot, mais pas dodo Une fille louche, (Mais pas des yeux), Met l'eau...
Lire la suiteAux gars. J'n'ai qu'une soeur, mais plusieurs frères... Putain ça en fera du dégât, Le jour où vous m'lâcherez, Les gars... J'sais même pas si j'chialerais... Putain faîtes jamais ça, Les gars, M'laissez pas comme ça, Hein les gars? Putain partez pas...
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